|
Douarnenez, à deux pas du Domaine du
Stang, est la ville aux 3 ports : Rosmeur pour la
pêche, Tréboul pour la plaisance et Port-Rhu pour la voile
traditionnelle.
Une ville
tournée vers la pêche
Au fond d'une des plus belles
baies du monde, Douarnenez garde encore la réputation d'un
grand port sardinier - même si les |
 |
|
caprices de la sardine, au fil du temps, ont entraîné une
diversification des pêches autrefois saisonnières. Au début
du 20ème siècle, entre 4 et 5 000 personnes travaillent à
Douarnenez bon an mal an, embarquant sur près de 800
chaloupes, le quart de la flottille de tout le littoral
breton, faisant de la ville, le premier port sardinier
breton. Cent ans après, il en reste 200 embarqués. Les
nouvelles techniques, de nouveaux lieux de capture, ont
multiplié les apports : jusqu'à 21 000 tonnes en 1981, mais
la réduction des flottilles a réduit aujourd'hui des deux
tiers les quantités débarquées. Pourtant les conserveries
tournent à plein rendement avec du poisson importé et leurs
marques ont fait le tour du monde : "Petit Navire" (Paulet),
"Connétable" (Chancerelle), "Arok" (Gourlaouen). |
|
 |
La voile sportive à Douarnenez
La baie, située entre la pointe du Raz et le Cap
de la Chèvre, est un plan d'eau à la fois ouvert et
sécurisant. Pendant l'été, une brise thermique se
lève en début d'après-midi ; une légère houle
accompagne un vent de 10 à 15 noeuds. L' absence de
courant et de rocher permet une pratique de la voile
sécurisante pour les moins aguerris, et
enrichissante pour les plus perfectionnés. |
Douarnenez par ailleurs s'est
fait connaître dans le monde entier par l'intermédiaire des
grandes manifestations nautiques inaugurées avec la grande
fête de 1988, rassemblement de la voile traditionnelle. Le
tourisme en Cornouaille a connu un essor sans précédent
grâce à cette volonté de renouer avec un passé glorieux.
A côté de cette voile
traditionnelle, la mairie met tout en oeuvre pour développer
la voile sportive à Douarnenez. La maison du nautisme de
Douarnenez est devenue un lieu incontournable pour la voile
bretonne. La ville s'est équipée pour accueillir des
manifestations sportives d'importance, et plusieurs sites
peuvent également être mis à disposition pour mettre en
place un village pour les organisations de régates, non loin
des cales de mise à l'eau.
|
Un passé tumultueux
Les Douarnenistes aiment leur réputation de
turbulence et d'audace téméraire, qu'ils fondent sur
leur histoire. En 1249, le baron du Juch est à
Damiette en Croisade. En 1640, les Douarnenistes
chassent le prédicateur Michel Le Nobletz. Bonnets
Rouges révoltés en 1675, ils sont sans-culottes en
1792, à la prise des Tuileries avec le sergent
Antoine Laplanche et le fusilier François Tutor.
Jean-Marie Le Bris (1817-1872) et Eugène Béléguic
(1809-1878) y sont précurseurs de l'aviation. |
 |
Pionniers d'un autre genre, les
Douarnenistes élisent, en 1921, le premier maire communiste
de France, Sébastien Velly (1878-1924), puis en 1925, contre
la loi, une femme, Joséphine Pencalet (1886-1972), héroïne
de la grève des sardinières de 1924. Et dès le 18 juin 1940,
ils sont les premiers à rejoindre le Général De Gaulle, sur
des bateaux de bois, qui trouveront leur place, bien plus
tard, dans un Musée à flot inauguré en 1992, au Port-Rhu, à
la suite des fêtes du Patrimoine Maritime lancées par la
revue "Chasse Marée". Et depuis 1978, la ville accueille un
festival cinématographique voué aux minorités du monde
entier.
Douarnenez attire marins,
chercheurs, peintres, poètes, qui, tel George Perros
(1923-1978) s'attachent à la magie des lieux et au parler
local sonore et savoureux, au breton du terroir. Les
Douarnenistes ont aussi conservé une part de leur âme
festive, que rappelle chaque année la folle ambiance du
Mardi-Gras. Et leur devise reste : " Dalc'h Mad ! ", Tiens
Bon !
Centre de thalassothérapie
|
 |
Constamment régénérés
par les courants océaniques, l’air et la mer à
Douarnenez donnent naissance à une atmosphère bien
particulière, à la fois tonique et apaisante.
A Tréboul, niché au creux de la Baie et bien
protégé des vents, le
centre de thalassothérapie vous fait profiter
des bienfaits de l’air marin. La respiration s'y
fait plus ample et |
une saine fatigue clôt ces premiers instants en bord de mer.
Il n’y a aucun hasard à tout cela : les vents purifient
l’air de ses germes et des microbes, la pression
barométrique plus élevée augmente la teneur en oxygène,
l’océan adoucit les écarts thermiques et la lumière est
renforcée par la réverbération : tout concourt au bien-être.
|
|
|