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Le "manoir" du Stang
a obtenu cette dénomination en 1844, quand la maison
de maître a été agrandie. Pourtant le domaine est
authentiquement agricole - et (pour autant qu'on
sache actuellement) n'a jamais été le siège d'une
famille noble.
C'est un très gros corps de ferme comme on n'en
trouve plus, qui date au moins du 18ème siècle,
construit autour d'une grande cour de 2.000 m² et
composé de 7 bâtiments distincts, couvrant plus de
1.000 m² au sol. |
Un peu
d'histoire
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Jusqu’en 1790, le domaine est appelé Lestancou. Ar
Stank signifie « la vallée » ici pour « étang » à
cause de nombreuses sources dans le sous-sol de la
propriété. La variante Stankoù, relevée en 1776 par
Cassini , regroupe l’ensemble des hameaux de la
vallée. Le Stang est aussi appelé Maner ar Stank.
En
1792, le domaine est saisi à
Jean Anne de Gourcuff,
noble émigré propriétaire aussi du
manoir voisin de Kerdanet. Le 23 décembre 1794
il est vendu en tant que « bien national » à Jean
Corentin Danielou, receveur général des finances à
Douarnenez.
En
1808, le domaine est acquis pour 3.000 francs or par
la famille Béléguic
, commerçants à Pont-Croix – aussi
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Eugène Béléguic
(Collection Th. Le Roy) |
propriétaires du
manoir de Kerdunic proche. La maison de maître est agrandie
en 1844. En 1794, Guillaume Béléguic est le 4ème maire de
Douarnenez. En 1860, Eugène, né en 1809, devient un
théoricien de l’aviation. En 1888, Raphael, fondateur d’une
manufacture de filets de pêche à Tréboul, devient le 2ème
maire de Poullan sur mer.
En 1959,
suite à une mésentente familiale, les Béléguic cèdent le
domaine à
Hervé Bourveau leur métayer principal qui
l'exploitait depuis 1952, pour 170.000 francs payés en
vendant du bois coupé sur la propriété. En 1986,
Maurice Ogier loue le
domaine aux héritiers de Bourveau, puis
le rachète finalement en 1993 suite à un jugement translatif
du tribunal de Quimper.
Le domaine
est exploité depuis sa création bien avant la Révolution
Française. De 1996 à 2006 il a eu une production
principalement légumière.
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